The Eternal (L'Eternel)


Curtis évoque ici la mort, les êtres qui sont partis, ou plus précisemment le cycle naturel de la vie, c'est à dire le perpétuel remplacement des êtres par d'autres, tout comme les feuilles des arbres qui tombent seront remplacées par d'autres. C'est pourquoi il commence par cette idée de mort, d'enterrement, qui rassemble les gens autour d'une immense douleur (shouting), et qui ensuite rendent hommage à ces êtres chers disparus, en les rendant en quelque sorte éternels, c'est à dire jamais oubliés.
Pourtant la vie continue, et alors que certains sont enterrés, d'autres vivent leur vie, bruyamment (talking aloud as they sit around their tables), alors qu'ils seront un jour, dispersés comme les fleurs, emportés par la pluie, c'est à dire la mort. Cette idée de cycle se voit à travers les images des nuages qui passent ou des feuilles qui tombent.
Le personnage est conscient de cette mort qui le menace, mais il est impuissant face à celle-ci et en même temps totalement révolté contre elle (il essaie de crier mais il n'y arrive pas / il est possédé par une fureur qui le brûle).
L'enfant lui, qui n'est pas conscient de cette mort qui le menace semble pour le personnage avoir accepté ce funeste marché, ce qui explique qu'il perde son temps avec eux, puisque les enfants ne se révoltent même pas. Mais l'homme dans sa révolte est aveugle, car qui peut aller contre le cours naturel des choses ? L'homme est né pour mourir et laisser la place à d'autres hommes (sa vue est trompée, il ne voit en fait rien). Pourtant il ne peut pas s'empêcher de regarder les feuilles tomber... L'homme n'est donc pas éternel, il n'est rien sur terre, mais peut être Curtis devient il éternel à travers son art, lui, est l'éternel.

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Comment by Napoleon Bonaparte on June 20, 2013 at 4:58pm

L'eternal par Bernard Sumner, Ian Curtis, Peter Hook, Stephen Morris

Procession moves on, the shouting is over,
La procession avance, les cris sont terminés,
Praise to the glory of loved ones now gone.
Louanges à la gloire de ces êtres chers qui sont partis.
Talking aloud as they sit round their tables,
Ils parlent fort alors qu'ils sont assis autour de leurs tables,
Scattering flowers washed down by the rain.
Et dispersent les fleurs emportées par la pluie.
Stood by the gate at the foot of the garden,
Je suis resté près du portail au bout du jardin,
Watching them pass like clouds in the sky,
A les regarder passer comme passent les nuages dans le ciel,
Try to cry out in the heat of the moment,
Je tente de crier dans la chaleur du moment,
Possessed by a fury that burns from inside.
Possédé par une fureur qui me brûle de l'intérieur.

Cry like a child, though these years make me older,
Je pleure comme un enfant, bien que ces années me font vieillir,
With children my time is so wastefully spent,
Avec les enfants, je perds mon temps,
A burden to keep, though their inner communion,
Un fardeau à supporter, bien que leur communion interne,
Accept like a curse an unlucky deal.
Accepte comme une malédiction ce funeste marché.
Played by the gate at the foot of the garden,
Trompée, près du portail au bout du jardin,
My view stretches out from the fence to the wall,
Ma vue s'étend de la barrière jusqu'au mur,
No words could explain, no actions determine,
Aucun mot ne pourrait expliquer, aucune action ne pourrait déterminer,
Just watching the trees and the leaves as they fall.
Simplement regarder les arbres et les feuilles tomber.

 

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