Mon athéisme ou comment j'ai su que j'étais athée

Le titre de cet article me parait mal choisi. Mais je n'en ai pas d'autre plus adéquat. En effet, l'origine de l'athéisme de tout être humain se situe dans sa propre naissance. Un bébé qui vient de naître non seulement ne croit pas en Dieu, mais en plus n'en a aucun besoin. C'est plutôt donc de l'origine consciente de mon athéisme dont je voudrais parler.

Mon premier acte athée inconscient remonte à mes 5 ou 6 ans quand ma grand-mère m'avait acheté un collier et une médaille avec un saint dessus. Je ne comprenais pas ce qu'elle me disait de ce que cette médaille pouvait représenter. Je n'avais aucune notion de ce que pouvait être une religion, mais j'avais l'impression qu'on m'embrigadait dans quelque chose qu'à défaut de pouvoir accepter je ne pouvais encore moins comprendre. Une fois seul dans ma chambre, j'ai arraché ce collier de mon cou et je l'ai jeté entre mon lit et le mur. Quand on m'a demandé où était ce collier, j'ai avoué, je me suis fait engueuler et j'ai dis que je ne voulais pas remettre ce collier.

La prise de conscience de mon athéisme remonte à deux évènements n'ayant pas de rapport direct à une divinité ou à une religion donnée, mais avec le merveilleux.

Premier évènement : J'avais 7 ans et je me trouvais en classe de CE1. Le maitre, je ne sais plus pour quelle raison, se met à nous dire à peu près : "Bon, je crois qu'il est temps de faire cesser ce mythe : le Père Noël n'existe pas ! Y a-t-il dans cette classe des élèves qui croient au Père Noël ?". La classe était mitigée : une moitié des élèves ne croyait plus au Père Noël, l'autre moitié dont j'étais y croyait. Le maitre a poursuivi "ce sont les parents qui apportent les cadeaux". Assez choqué sur le moment, après l'école je rentrais chez moi et tout de suite arrivé, je questionnais ma mère à ce sujet. Cette dernière abonda dans le sens du maitre. Puis elle ajouta cette phrase qui devait me rester "le merveilleux, le magique, ça n'existe pas." Ma mère avait réussi à me convaincre. Et dans un sens, l'explication qu'elle me donnait était beaucoup plus logique, même si elle était plus difficile à admettre. Elle faisait sens, alors que l'existence du Père Noël était tous comptes faits assez improbable.

Deuxième évènement : Peut-être un an plus tard, j'avais pris l'habitude, le jour de la sortie en kiosque du magazine de télé de la semaine prochaine, d'acheter ce magazine et une fois rentré à la maison, de repérer les programmes qui allaient être diffusés et qui présentaient pour moi un certain intérêt. En ouvrant le magazine à la page du samedi, je tombais sur une émission de variétés avec une photo d'un homme en chapeau haut-de-forme faisant tenir sur son doigt une colombe. Cet artiste, que j'appelais alors "magicien", était l'un des invités de cette émission de variétés à venir. Mais sous la photo, il y avait le terme "illusionniste" suivi de son nom. Dans "illusionniste", il y a "illusion", et jusqu'à ce jour je prenais les tours de ces artistes au premier degré, à savoir que pour moi si une colombe apparaissait, elle apparaissait vraiment, créée à partir de rien. Là encore, je questionnais ma mère : "Mais alors, tout ça n'est pas vrai ? Ce n'est qu'une illusion ?" lui dis-je. "Oui" me répondit-elle, "il y a un truc. Un illusioniste est adroit de ses mains. S'il fait apparaitre quelque chose dans ces mains, ce n'est qu'un truc". Et là, elle me répète cette phrase qu'elle m'avait déjà dite un an auparavant : "le merveilleux, le magique, ça n'existe pas.". J'étais à nouveau convaincu, même si, comme pour l'anecdote du Père Noël, cette explication m'avait assez secoué et forcé à une radicale et difficile remise en question sur la nature du monde qui m'entoure.

Encore un an plus tard, nous devions recevoir pour les vacances mon grand-père et ma grand-mère accompagnés de mon cousin de 2 ou 3 ans plus agé que moi. Mon grand-père était très croyant. Chaque fois qu'il se rendait dans un lieu qu'il ne connaissait pas, la première chose qu'il faisait en se promenant était de visiter l'église locale. Pendant ces vacances, il avait pris mon cousin à part et l'avait chargé de m'initier à la religion catholique. Pour la durée de ces vacances, on avait ajouté dans ma chambre un lit supplémentaire dans lequel dormirait mon cousin. Je nous revois donc à cette époque, lui et moi dans nos lits respectifs, en pleine nuit, lui me chuchotant les principaux éléments de la croyance : il existerait selon lui, un dieu tout-puissant qui aurait tout crée dans l'univers, un dieu qui sait tout, qui entend tout, qui est partout à la fois, qui marche sur l'eau, qui se fait crucifier puis qui ressuscite, dont on peut manger la chair et boire le sang en allant à l'église, etc.... Je posais quelques questions à mon cousin. Il me répondit dans la mesure de ses connaissances. Puis quelques temps plus tard, nous nous sommes endormis.

Le lendemain matin, j'allais jouer dehors alors que mon cousin dormait encore. Puis je repensais à tout ce qu'il m'avait dit la nuit précédente. Déjà, le fait de devoir croire à un Dieu sans aucune preuve sonnait assez faux. L'idée qu'il faille croire en Dieu "parce que c'est comme ça" n'a jamais été une raison pour moi d'accepter quelque chose, que ce soit en matière de religion ou de quoi que ce soit d'autre. Ca ne l'est d'ailleurs toujours pas au jour d'aujourd'hui. Je repensais à la phrase que m'avait dite ma mère un an et deux ans avant : "le merveilleux, le magique, ça n'existe pas." Je n'avais aucune raison de situer l'hypothèse de l'existence de Dieu dans autre chose que le merveilleux et le magique. Et donc, si le merveilleux et le magique n'existait pas, il y avait alors fort à parier que Dieu n'existait pas non plus, et je convenais donc que ce que m'avait raconté mon cousin la nuit précédente était du pipeau sur toute la ligne, tant que je n'aurais pas de preuve contraire. J'adoptais alors, sans le savoir, une espèce d'agnosticisme éclairé. Mais une chose me chagrinait : pourquoi des gens croyaient en Dieu ? Et pourquoi certains accordaient tant d'importance à ce que moi j'y croie ? Incapable de répondre, je laissais ces questions en suspens. Je n'aurais la réponse que beaucoup plus tard, adulte depuis longtemps.

Quelques mois plus tard, je jouais dehors mais j'avais soif et je décidais de rentrer 5 minutes pour boire un verre avant de retourner aller jouer. A l'intérieur, ma mère regardait à la télé un film dont le sujet était les guerres de religion au XVIeme siecle et le massacre de la Saint-Barthélémy. Tout en buvant mon verre, je regardais distraitement un extrait du film. On y voyait une scène assez violente de massacre collectif de protestants et en gros plan, un catholique tenait un protestant à terre en lui collant la pointe de son glaive au niveau du cou : "Abjure ta religion ou je te tue" disait le catholique. "Jamais" répondit le protestant. A ces mots, le catholique enfonça le glaive dans la gorge du protestant. Cette scène me choqua profondément. Non pas tant en raison de sa violence et du sang versé, mais parce que je ne comprenais ni les motivations de l'agresseur ni celles de sa victime. Du point de vue du catholique, je ne comprenais pas pourquoi il était important pour lui de tuer cet homme, ce semblable qui ne lui avait rien fait pour la seule raison qu'il n'adorait pas Dieu de la même façon que lui. Du point de vue du protestant, je ne comprenais pas que l'on pouvait préférer perdre la vie plutôt qu'abandonner une croyance. Le bon sens nous apprend plutôt que la vie est d'un prix inestimable. Cette scène m'apparaissait complètement absurde, d'un coté comme de l'autre et rien, absolument rien ne justifiait que deux personnes puissent s'entretuer juste pour cette raison. C'était proprement débile !

Mon grand-père avait insisté pour que ma mère m'inscrive à un cours de cathéchisme. J'y suis allé deux ou trois fois. Ca ne m'a pas vraiment laissé de traces. Je ne comprenais rien à rien de ce qui m'y était dit et ça m'ennuyait profondément. Les instructeurs avaient beau y faire, rien de ce qu'ils me disaient ne faisait sens. Comme en plus, les cours étaient pris sur mon temps libre, ça ne m'enchantait guère. Au bout de quelques scéances, j'ai demandé à en être retiré, ce qui me fut accordé. J'en suis ressorti avec un beau livre de catéchisme tout neuf, acheté pour rien puisque qu'il n'avait été ouvert qu'aux premières pages pour le peu de temps que j'avais passé au cours. Je n'ai jamais réouvert ce livre qui a certainement dû se perdre dans un déménagement. Grande déception pour mon grand-père quand ma mère lui a annoncé que je voulais plus suivre ces cours.

A l'école, il y avait des petits musulmans. J'ai été choqué quand on m'a dit qu'ils ne mangeaient pas de porc. J'adore la charcuterie et aucune religion ou autorité quelle qu'elle soit ne saurait m'imposer ce que je peux manger ou pas, et encore moins ce que j'adore. Je me disais que la religion n'est décidément pas mieux ailleurs et que l'Islam égale en connerie le christianisme. Plus tard je réaliserais que cette affirmation resterait valable pour n'importe quelle religion que je n'ai pas encore citée ici, que cette dernière soit toujours pratiquée ou non, qu'elle soit polythéiste ou monothéiste, qu'elle soit passée, présente ou à venir. Les interdits religieux, surtout s'ils sont alimentaires, me révoltaient littéralement. Je me rappelle avoir sciemment voulu manger de la viande exprès, juste après avoir appris qu'on était vendredi saint et que c'est pour cette raison que ce midi-là le plat du jour était du poisson. Une faveur qui ne me fut pas accordée.

A l'âge de 11 ans, on m'a baratiné pour que je fasse ma communion. J'ai dis que je ne voulais pas la faire. Ma mère me dit alors : "attention, tu risques de le payer cher quand tu seras adulte. Si tu dois te marier à l'église, tu devras faire ta communion avant. Et tout le monde se moquera de toi, puisque tu seras le seul adulte à faire ta communion en compagnie d'enfants de 11 ans. Refléchis bien." C'était tout réfléchi. J'ai tenu bon. Je n'ai pas fait ma communion. A leur tour quand ils ont eu 11 ans, ma soeur et mon frère ne l'ont pas faite non plus, au grand désespoir de nos grands-parents. Je ne m'en porte aujourd'hui pas plus mal et je me dis que j'avais sacrément raison d'avoir tenu tête et résisté au chantage, car c'en était vraiment un.

J'avais l'habitude de jouer parfois avec un garçon de mon âge qui habitait dans ma rue. De temps en temps, son cousin d'à peu près le même âge et ses parents venait rendre visite à sa famille. La bande de copains s'agrandissait donc temporarement d'un membre. Le cousin de mon copain était scolarisé dans une école privée catholique. De temps en temps, il nous récitait ses cours de religion qu'il savait par coeur. Il les disait "à l'automatique" comme un juke-box qu'on n'aurait même pas eu besoin de payer pour être servis. Ce zèle intempestif me laissait sans voix. On aurait dit un magnétophone qui répeterait sans relache et sans comprendre l'enregistrement qui était inscrit sur la cassette. Je l'entends encore : "Jésus mort sur la croix, ressucité le troisième jour, blablabla...." Quel charabia ! Quelle soumission inconditionnelle ! Car c'est bien de soumission qu'il s'agit. J'en aurais la confirmation bien plus tard.

Dans les émissions de variétés des années 70 à la télé, on pouvait voir de temps en temps un groupe d'artistes hippies qui se faisaient appeler les enfants de Dieu. Ils avaient l'air souriants et pleinement heureux de vivre tous en communauté dans des espèces de robes blanches qui leur arrivaient jusqu'aux pieds. Ils chantaient en français avec un accent américain. Leurs chansons ont même cartonné dans les hit-parades, jusqu'à ce que la justice ne découvre qu'ils étaient impliqués dans une affaire de prostitution enfantine. A cet âge, je ne pensais pas à mal et je croyais que c'était juste un groupe de gens qui se contentaient de se rassembler pour chanter et exprimer leur joie de vivre. C'était la première fois que j'entendais le mot "secte". Et le groupe qui avait chanté dans les émissions de Guy Lux n'était en fait qu'une vitrine destinée à populariser la secte au moyen du disque et de la télévision.

Au fur et à mesure que je grandissais, chaque fois que je poussais à fond tel ou tel dogme religieux, je tombais sur une conclusion au mieux illogique ou au pire absurde. C'est à dire que la croyance n'était pas capable de se soutenir et de s'argumenter elle-même. De l'autre côté, la science donnait des explications, elle prouvait ce qu'elle avançait, elle faisait sens et je trouvais scandaleux que les religions soient toujours à renier ce que la science disait. La science n'est après tout que l'observation des choses qui nous entourent et remplacer la connaissance scientifique par des croyances revenait pour moi à observer de l'herbe verte et à dire qu'elle n'était pas verte si la croyance disait qu'elle n'était pas verte. De plus, la croyance soulèvait chez moi plus de questions qu'elle ne pouvait répondre. Néanmoins, je restais sur ma position agnostique du style "je n'y crois pas tant qu'on ne m'amène pas de preuves, mais je n'ai rien contre le fait d'y croire si ces preuves sont suffisamment étayées", ce qu'elle ne furent jamais. De plus, entre la science qui prouve et la croyance qui proclame sans preuve, sans chercher ces preuves et pire sans même vouloir chercher ces preuves, le choix était vite fait. Le raisonnement des croyants était donc faussé au départ puisqu'il s'agissait à priori de la plus mauvaise des façons d'observer le monde tel qu'il nous entoure.

Au environs de mes 17 ans, j'étais en train de discuter seul avec mon grand-père, et à un moment, je ne sais plus pour quelle raison mais c'est venu au cours de la conversation, mon grand-père me dit : "Répète après moi". Et là, il me récita les premiers vers de Saint-Michel l'archange en faisant une pause entre chaque vers pour me laisser le temps de répéter. Après une alternance de deux ou trois vers dits une fois ar lui, une fois par moi, il s'arrêta, me regarda et me dit : "Tu n'y crois pas". Je lui répondis : "Non, je n'y crois pas". Et à ce moment-là, j'ai vu la déception sur son visage. Je m'en rappellerai toujours.

Depuis tout petit, j'étais fasciné par la haute-technologie car j'y voyais le moyen de me projeter vers le futur, d'y voir un instrument de progrès social, de libération de l'espèce humaine. Je ne savais pas à l'époque combien j'avais raison. J'en venais donc à adorer tout ce qui pouvait contribuer à aller dans le sens du progrès social et par contrecoup à rejeter tout ce qui en éloignait l'humanité et il se trouve que la religion en fait partie. Là encore, je ne me doutais pas du bien fondé de mon analyse initiale. Pour schématiser, je considère que la science, la culture, l'intelligence, la haute-technologie, la démocratie, le sens critique sont des choses qui font progresser l'espèce humaine. Réciproquement, la religion, l'armée, la guerre, la propagande, l'ignorance, l'acculturation, l'analphabétisme, l'aliénation, la dictature, la misère font regresser. Ce qui m'a conduit toute ma vie à encenser le premier camp et à rejeter violemment l'autre. La religion est clairement dans le deuxième camp, cela ne fait pour moi aucune espèce de doute. Je fonctionne tellement sur ce principe que j'en suis allé jusqu'à refuser de voir la trilogie "Le seigneur des anneaux" au cinéma quand j'ai appris que l'auteur du livre était faché avec la modernité et le progrès, ce qui est pour moi l'exact contraire de moi-même.

Je suis passé progressivement de l'agnosticisme à l'athéisme entre 1996 et 1997 au moment de la guerre civile en Algérie quand tous les jours dans les médias on nous annonçait "nouvelle tragédie en Algérie, une bombe explose sur un marché, ce qui a causé 20 morts" ou "effroyable massacre en Algérie, des villages entiers ont été décimés de tous leurs habitants, 200 morts" ou "un homme et son père de 84 ans ont été tués alors qu'ils se rendaient chercher de l'eau à la fontaine du village" ou "un berger de 12 ans a été tué alors qu'il gardait son troupeau" ou "les intégristes ont attaché un homme à une bouteille de gaz dans laquelle ils ont tiré pour la faire exploser, on a retrouvé ses intestins dans les arbres environnants, puis ils ont crevé le ventre d'une femme enceinte et ils ont defenestré une petite fille de six ans et fait bouillir un nourisson dans une marmite de cuisine". TOUS de parfaits innocents. TOUS les jours, l'horreur des nouveaux faits s'ajoutait à l'horreur des récits des jours précédents alors que nous n'en étions même pas encore remis. Quand on leur demandait pourquoi il tuaient des bébés, les intégristes répondaient que c'était pour les empecher de devenir impurs comme leurs ainés. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Méditez ça.

En 2001, les événements du 11 septembre ont achevé de me rendre athée militant. La religion n'est pas la vie. La religion, c'est la mort. C'est même l'adoration de la mort. La préférence de la mort à la vie. Quelqu'un qui croit qu'il vivra mieux au Paradis que sur cette terre n'a aucune peur de mourir en se faisant exploser en tuant avec lui des innocents puisque la vie terrestre est selon lui moins belle que celle dans "l'au-delà". En même temps, il accomplit ce geste pour faire plaisir à son Dieu. Mais quel Dieu sanguinaire est-ce cela ? Et ce Dieu, si puissant disent les croyants, qui a besoin de simples mortels (imparfaits par essence, dit le dogme) pour accomplir sa tâche, n'est décidement pas si puissant qu'on veut bien nous le faire croire s'il procède ainsi.

Le pompon a été atteint quand j'ai revu un ami d'enfance que je n'avais plus rencontré depuis 15 ans. Il était devenu témoin de Jéhovah. Lui dans notre enfance si brillant, si travailleur à l'école était devenu soumis à sa secte. Il était de plus élitiste. Je m'explique : il est persuadé, comme la plupart des croyants d'avoir la meilleure des religions (les autres religions sont pour lui des fausses, naturellement), ce qui lui donne le sentiment d'appartenir à une élite ("moi j'ai la bonne religion et les autres se trompent"). Je l'ai entendu critiquer nombre de célébrités connues pour leur appartenance à d'autres religions/sectes (c'est pareil), par exemple Tom Cruise et la scientologie, Bob Marley et le mouvement rasta etc... Je l'ai entendu faire des commentaires désobligeants sur les archéologues (ils enquêtent sur des périodes de l'histoire terrestre remontant à plus de 6000 ans, ce qui contredit la Bible). Je l'ai surpris en train de faire de l'anti-parlementarisme chaque fois qu'un événement politique se produisait (les témoins de Jéhovah considèrent les hommes politiques comme des méchants). J'ai été effaré quand je l'ai vu content de ce qui arrivait aux américains après le 11 septembre 2001. En réponse, je l'ai sévèrement engueulé : "tu pourrais avoir au moins un peu de compassion pour ces 3000 innocents" lui-ai répondu violemment et outré d'un tel manque de sensibilité. Chaque fois qu'un tremblement de terre se produit quelque part, il est à l'affut de n'importe quelle information à ce sujet. Un tremblement de terre pourrait en effet annoncer le début de l'Armageddon, la colère de Dieu qui aura décidé de mettre par terre cette société humaine méchante, société qui sera recréée à partir de 144.000 êtres humains vertueux et choisis par Dieu lui-même. Tout un programme ! Enfin, c'est ce qu'on lui raconte dans sa secte et son intérêt pour les tremblements de terre n'ont pour but pour lui que de vérifier que ce que lui dit sa secte est vrai. Comment lui dire que s'il cherche des preuves, c'est donc qu'il doute ?

Il y a 2 sortes de croyants : les suiveurs qui ne poseront jamais de bombes, qui ne tueront jamais pour leur Dieu mais qui constituent par leur simple existence des moyens de pression pour interdire l'avortement et les préservatifs, pour s'opposer à l'euthanasie, pour reglementer la sexualité etc.... et pour assurer le renouvellement des générations et assurer la perpétuation de la religion. L'autre sorte de croyants, infiniment plus minoritaire est celle de ceux qui seront capables de tuer et d'être tué pour les intérêts du gourou, du pape, du rabbin ou du mollah, puisque c'est à lui que le crime profite. Il m'est impossible de cautionner un tel système, ce serait comme cautionner Al Capone. C'est à cause de ces gourous que la plupart des guerres de ces dernières 2000 années ont été sinon cautionnées, sinon directement déclenchées. Faites le compte de tous ces évènements anciens ou récents causés par la religion. La Saint Barthélémy, le massacre des Albigeois, les conflits irlandais, et palestinien, le Darfour, les attentats du 11 Septembre 2001, les africains qui meurent en masse du Sida.... J'en oublie volontairement, ne voulant pas transformer ce billet en énumération, mais la liste est très longue et c'est effrayant.

Assez récemment, j'ai trouvé pas mal de sites athées qui non seulement m'ont révélé que ma dénonciation des religions était encore en deça de ce que j'en disais, mais en plus qui m'ont donné des arguments pour combattre les éléments du dogme. Quelques exemples :
Quand le Déluge a commencé, toutes les espèces vivantes qui n'étaient pas dans l'Arche ont été noyées. Même les poissons ?
On dit que Caïn a pris femme. Mais à ce moment-là, il n'y avait sur terre que lui et ses parents Adam et Eve. Elle vient d'où, cette femme ?
On dit que Jésus mourrant sur la croix a racheté nos péchés. Comment ça ? Rien ne nous l'explique.
En quoi cette mort constitue-t-elle un sacrifice puisque Jésus ressucite trois jours plus tard ?

La religion est une arme de destruction massive. Le but des gourous est de convertir le maximum de gens afin que les dits-gourous puissent augmenter leur zone d'influence, au détriment des autres croyances et des non croyants avec pour seul dessein affirmé pour ce gourou de devenir puissant, influent et riche.

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Comment by Howard S. Dunn on January 1, 2010 at 8:21pm
Merci, Michel.
Comment by Michel BOURGOIS on January 1, 2010 at 5:07pm
For those readers who can't read in French, I would like to add that it's the original version but an English version also exists on my page. Thank you for your interest.
Comment by Howard S. Dunn on January 1, 2010 at 5:04pm
The Nerd est une femme de la renaissance ou quoi, Michel?

(Man my French sucks! Can you even say Renaissance Woman in French and have it mean what it would in English? Or did I just call The Nerd someone from the Renaissance period?)

@ Nerd - where'd you get the accents? (I love a women with accents.)
Comment by Howard S. Dunn on January 1, 2010 at 9:49am
I can read this - slowly. There is a lot here. But you have a better chance reading my response in English than my French.

I have often thought it strange, as you suggest, that people who are deeply religious, can tell their children: "There is no Pere Noel. There are no monsters under the bed. There are no such things as ghosts. Magic is just a trick. Don't listen to that salesman - it's just a con." But (perhaps out of a different hole in their neck) during a war: "God is on our side. The Lord will protect us. Your brother is in Heaven now. Our enemies will burn in hell. This is the work of the Devil."

Oui, mon ami. La religion est une arme de destruction massive.

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